Les îlets du Robert et François

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Aujourd’hui, nous embarquons avec Gérald (avec qui nous avions déjà fait la balade en kayak FleurDo) sur sa Yole de pêcheur (et nom de sa société), le Privilèg’ G pour aller voir de plus près les îlets du Robert ainsi que ceux du François.

Nous partons début d’après-midi, cheveux au vent, embrun de la mer sur nous, mais avec le soleil bien présent, cela fait du bien. On passe près des îlets, fonds blancs et autres. La mer est magnifique, tantôt turquoise, tantôt bleu foncée. Elle est plutôt calme pour nos débuts et pour notre premier arrêt, nous accostons à l’îlet Chancel du Robert (anciennement îlet Monsieur – et pour ceux qui se le demande, oui, il y a aussi l’îlet Madame, comme ça, pas de jaloux :) ) où il y a des ruines d’anciennes habitations, mais aussi…

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Des iguanes ! En effet, l’îlet Chancel est aussi surnommé l’îlet aux iguanes. Il y en a plus de 1000 ! Mais leur population se fait de plus en plus vieillissante malgré des endroits bien aménagés pour permettre la ponte des oeufs (qui sont mis sous terre par la Maman Iguane) et leur éclosion. En effet, l’afflux de touristes bruyants et irrespectueux (ils n’ont pas du comprendre qu’ils étaient en pleine nature et non au zoo…) et les poules en liberté qui mangent les oeufs d’iguanes n’aide pas à ce que la population de celles-ci grandissent.

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Fort heureusement pour nous, les touristes trop bruyant ne restent pas longtemps puisqu’ils ne voient pas les iguanes effrayées de leur brouhaha et nous pouvons donc admirer ce magnifique reptile. La femelle est de couleur verte, comme le feuillage tandis que le mâle arbore une couleur brun-gris comme les troncs d’arbres, histoire de se fondre au mieux dans la végétation. Même si leur taille est imposante et s’ils font des parades en relevant bien plusieurs fois leur tête pour montrer qu’ils sont les boss, ceux-ci ont peur de l’homme, et ce n’est pas plus mal comme ça. On n’a pas vraiment envie d’être mordu par elles !

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Nous continuons ensuite notre navigation bien agréable et faisons une halte rafraîchissante – puisque Gérald avait prévu des jus, punch et autres dans sa glacière (on se demande pourquoi on a pris 3l d’eau avec nous du coup) – dans le « fond blanc » Trapèze. J’ai mis le terme fond blanc entre guillemet parce que ça n’en est pas réellement un puisqu’il fait la jonction entre 2 îlets et que donc il est rattaché la terre, alors qu’un fond blanc est au milieu de la mer. La baignade y est très agréable et on voit plein d’oursins verts dans le fond de cette eau turquoise.

Pour les derniers moments de notre visite, nous passons voir le célèbre – mais artificiel – fond blanc de Joséphine (où on a de l’eau presque jusqu’aux épaule à marrée haute tellement le sable est parti) et on s’arrête ensuite pour du snorkeling près de l’îlet Thierry afin de voir les poissons près des rochers et vestiges de l’Homme qui sont dans l’eau. La vue est magnifique, on voit des bancs de poissons, des oursins, des poissons blanc zébré de noir avec du jaune, des petits poissons bleu. C’est calme et apaisant, on a l’impression de nager dans un aquarium géant et d’être au coeur d’un reportage aquatique. Mais les reporters, c’est nous ! Seul regret : la Kodak, censée être waterproof jusqu’à 2m de profondeur nous a lâchés et nous ne pouvons malheureusement partager ce beau moment avec vous qu’au détour des mots.

Après cette belle escapade en mer, nous rentrons à l’hôtel. Et pour nous faire pardonner de ne pas pouvoir vous montrer les poissons que l’on a vu, on vous glisse une petite photo de la vue qu’on a pour rédiger cet article du blog.

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Moi, J.M. le diamant !

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Hier, direction le sud de l’île pour aller admirer de nos yeux ce coin qui se trouve sur les cartes postales de la Martinique, ce petit bout de rocher dépassant de l’eau d’environ 175 mètres : le rocher du Diamant. Il doit son nom à sa forme rappelant celle de la pierre précieuse, taillée en facette et aux couleurs qu’il reflète à certains moments de la journée.

Celui-ci fut le théâtre du conflit franco-britannique du début du XVIIIè siècle lorsque les deux puissances cherchaient à contrôler les Antilles. Les britanniques, sous le commandement du contre-amiral Samuel Hood, s’emparèrent de l’îlot et le fortifièrent. Pendant plus de 17 mois, cette occupation leur permit d’effectuer un blocus sur la baie de Fort de France. Petite anecdote, le rocher était considéré, par la Royal Navy, comme… un navire : le HMS Diamond Rock.

Le 31 mai 1805, une flotte franco-espagnole attaqua le rocher. Pendant 3 jours et 3 nuits, les britanniques défendirent leur position avant de se rendre, se retrouvant à cours d’eau et de munition, leur bateau de ravitaillement ayant été intercepté.

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Le rocher du Diamant donne son nom à la ville qui lui fait face. La mer des Caraïbes baigne l’anse du Diamant et elle est plus agitée que les anses Dufour, Noire ou des Salines. Les courant sont d’ailleurs assez dangereux et il est conseillé de rester là où on a pied, c’est-à-dire pas très loin du rivage car c’est la mer des Caraïbes, pas de plateau continental mais une descente assez rapide du fond marin.

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Les couleurs de la mer sont magnifiques : un dégradé de bleus exceptionnel avec au loin un bleu sombre qui se change en turquoise à l’approche du rivage. Les vents qui soufflent nous donnent suffisamment d’air pour rendre agréable le soleil qui brille de tous ses feux. On visite aussi le Mémorial Cap 110, constitué de 15 statues de deux mètres et demi de haut, tourné à 110° vers le Golfe de Guinée. Ce mémorial rappelle la tragédie du 9 avril 1830, lorsqu’un navire de traite clandestine transportant plus de 300 esclaves sombra au large de l’anse Caffard, au nord du Diamant. Seuls 86 d’entre eux survécurent, secouru par M. Dizac qui avait compris que le navire allait se fracasser contre les rochers et avait tenté d’avertir son capitaine.

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Ensuite, nous allons voir la maison « du bagnard », une maisonnette aux couleurs vives (jaune et bleu) dans laquelle on imagine mal qu’un homme ait vécu mais malgré son état assez malheureux, elle dégage un charme pittoresque.

Nos estomacs se rappellent à nous et nous nous mettons en quête d’un endroit pour se nourrir. On tombe sur un snack de plage et on se dit qu’on peut le tenter. Et on a bien fait : punch coco maison, cocktail de fruit rafraichissant, accras excellents et deux assiettes énormes en plat. Pour couronner le tout, une bonne banane flambée. Le bonheur avec en plus, une vue sur l’anse du Diamant et son eau magnifique.

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Aujourd’hui, après le Diamant à la pointe sud de l’île, nous allons complètement de l’autre côté, à la pointe septentrionale de la Martinique : direction Macouba (Macouba, tu danses tous les soirs…).

Blague à part, on se met en route pour arriver sur place où il n’y a rien… Du coup on continue jusque Grand’Rivière, on sait que le début de la ballade de 6h avait lieu là. A part la vue sur l’océan à perte de vue et sur plus de 180°, rien, nada ! Pas grave, il reste JM, la distillerie. Une sixième et oui, que voulez-vous j’ai la meilleure femme du monde :-D

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Bon par contre, à la base, c’est pas celle-là que j’aurais choisi : je garde un souvenir assez médiocre de leur rhum, mais c’était aussi au début de la période à laquelle je m’y intéressais. L’accès est assez facile et l’on arrive à la distillerie, toute de rouge vêtue, nichée dans un écrin de verdure luxuriant et assez encaissé. La pluie nous accueille mais ne nous refroidit pas. Nous sommes accueillis par une hôtesse qui nous explique comment la visite, gratuite, se déroule. On commence par déguster… un verre d’eau de la source Macouba qui est utilisé pour le rhum JM. Après un verre bien frais, nous poursuivons dans le jardin des cannes où se trouvent canne rouge, canne bleue, canne paille, … Elles se ressemblent toutes au niveau des couleurs et des formes, seuls les arômes qu’elles donnent au vesou est différent. On passe par-dessus les moulins, les cuves de fermentations, la tonnellerie, les chais, un petit jardin. L’usine ne tourne plus, la campagne est finie depuis fin juin, mais l’on revoit des choses que l’on connaît et le jardin est superbe, bien que beaucoup plus petit que celui de Clément.

On termine par un atelier olfactif qui propose de découvrir les senteurs que peut dégager un rhum. C’est très intéressant, cela permet de mettre des noms sur les notes aromatiques que l’on peut sentir. Puis la dégustation de la gamme.

Une visite très agréable qui nous laisse un bon souvenir. En route, un chouette restaurant qui porte bien son nom (le Point de Vue) nous permet de nous régaler d’accras, de dorade à la tahitienne, et de poulet colombo ou coq au rhum vieux avec vue sur mer et cocotiers.

Encore une belle journée que l’on termine au bord de notre piscine. Un petit coin de paradis :)

Saint-Pierre, entre vue canon et retour vers le passé !

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Nous revoilà partis de bonne heure pour à nouveau le Nord-Est de l’île. Nous n’allons pas au bout de la route comme hier mais nous nous arrêtons après 90 minutes et 40km dans l’ancienne capitale de la Martinique : Saint-Pierre. Cette petite bourgade d’à peine 4 400 habitants était il y a 114 ans encore la capitale économique, commerciale, politique et culturelle de la fleur des Antilles. Mais le jeudi 8 mai 1902, la Pelée entra dans une colère noire pendant 69 secondes et balaya ce qu’on appelait jusque là le « Petit Paris des Antilles » comme un vulgaire fétu de paille. Plus de 30 000 victimes dans ce qui fut l’éruption volcanique la troisième la plus meurtrière de l’Histoire de l’Humanité (pour vous donner une idée, à Pompéi, il n’y a eu « que » plus de 3000 morts).

La particularité principale de cette ville pour un automobiliste est qu’elle possède deux rues principales à sens unique : une pour rentrer et une pour sortir. Après s’être garé, nous trouvons facilement le départ du Cyparis Express, le petit train de Saint-Pierre à bord duquel nous allons découvrir la ville. On attend sagement 11h pour le départ, le guide s’installe à côté du chauffeur et c’est parti. Le guide est intarissable, il ne s’arrête de parler que pour respirer. Nous découvrons la ville avec ses commentaires d’experts, il nous retrace l’histoire de cette ancienne capitale au destin si tragique. À travers ses paroles, on se surprend à imaginer la ville au début du XXè siècle. C’est un véritable retour dans le temps qui nous est conté : chaque ruelle est illustrée d’une remarque, les places, la cathédrale, l’ancien théâtre… Tout y passe, les commentaires sont vivants et parfois surgit une pointe humoristique qui nous fait sourire, malgré la tragédie qu’a vécu cette ville qui était autrefois, le fleuron des Antilles, véritable perle des Caraïbes entourée d’une rade calme aux dégradés de bleu d’un côté, et « protégée » par la montagne Pelée de l’autre.

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Les signes avant-coureurs avaient pourtant été nombreux : pluies de cendres, grondements sous-terrains, activité sismique, dégagement de gaz sulfureux… Un lahar (une coulée de boue) emporta l’usine Guérin (une usine sucrière) sous 6 mètres de boues brûlantes et coupa les réseaux télégraphiques. Mais les dirigeants politiques de la ville firent passer le message que « tout allait bien ». Quelques scientifiques avaient étudié ces activités et déclarèrent que Saint-Pierre encourait autant de risque avec la Pelée que Naples avec le Vésuve. Et comme le premier tour des législatives s’était mal passé pour les dirigeants en place, il était indispensable, pour se maintenir au pouvoir, que la caste riche de la population reste pour voter le 11 mai. Chose qu’elle ne put jamais accomplir. De plus, l’Ascension étant une fête populaire de grande envergure, elle attira nombre de riverains. Les communions qui allaient être célébrées allaient remplir les églises, les festivités avaient attiré du monde. Et les troupes interdisaient quiconque de quitter la ville sur ordre des politiques, dont le gouverneur de l’île.

Seuls trois personnes survécurent, bien que la légende urbaine ne consacre qu’un seul miraculé : le sieur Louis-Auguste Cyparis. Mais Léon Compère, un cordonnier, et Havivra Da Ifrile, une jeune fille, échappèrent aussi à la colère de la Pelée. Évidemment, c’est l’histoire de Cyparis que l’on retient, tant celle-ci est rocambolesque, digne d’un roman ! Grand amateur de ti-punch et de rhum en général, il était connu de la police pour son état d’ébriété presque chronique. Comme il était un habitué de la cellule de dégrisement, les forces locales décidèrent de le dégriser une fois pour toute. Mais celui-ci s’échappe pour se rendre à une fête où il finit ivre mort et se bagarre. Il écope alors de plusieurs jours de cachot, le 7 mai 1902. Il fut placé dans le cachot nord de la prison, dont les épais murs et l’aération à l’opposé de la Pelée le protégèrent à la fois de l’explosion, de la nuée ardente et des gaz toxiques. Son état d’ébriété avancé de la veille lui aurait permis, grâce à son presque comas éthylique, de devoir moins respirer et donc, comme il l’affirma plus tard « un ti-punch peut vous sauver la vie ». Il fut sauvé le 11 mai, par des pillards qui venaient mettre les restes de la ville à sac. En effet, la richesse de Saint-Pierre et l’annonce de la catastrophe attisa les voleurs pour venir dérober les richesses de la ville maintenant détruite. La plupart des coffres ne contenaient plus que des poussières de billets, mais les bijoux des femmes furent dérobés, parfois en sectionnant les corps.

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Aujourd’hui, Saint-Pierre ne s’est toujours pas remise de ce cataclysme et l’activité y est assez faible. Un peu de tourisme mais notre guide nous confiait à la fin de notre visite qu’il n’était pas certain que le train de Cyparis serait encore présent l’année prochaine. Beaucoup viennent jeter un œil curieux aux ruines sans s’intéresser à l’histoire de cette ville… Et c’est dommage, car cette visite a mis en lumière non seulement l’aspect brutal et tragique de l’ancienne perle des Antilles, mais aussi permis de faire un véritable voyage dans le temps dans ce musée à ciel ouvert. C’est vraiment une visite magnifique qu’il faut faire si l’on vient ici, en Martinique.

Après tant d’émotions et nous avoir laissés près du cachot de Cyparis, nous sommes allés déguster un « féroce aux avocats », puis un colombo de poulet (quand j’dirai ça à ma femme !). Délicieux, surtout le « ti-vieux » au Depaz, le rhum de la distillerie bâtie sur les contreforts de la Pelée.

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Ensuite, on a pris la route de la Trace et ses 298 virages (ce nombre est vrai, c’est pas inventé et non, je n’ai pas compté, faut pas pousser j’suis en vacances ^^). Après quelques tours, nous arrivons près de la cascade « Saut du Gendarme » que nous apprécions. L’air y est frais, mais les touristes nombreux. Une simple pause photo et l’on repart vers les # !?#$ bouchons de Fort de France, direction la piscine de notre hôtel pour parfaire notre bronzage. Déjà 14 jours que nous sommes sur place. Le temps passe vite.

That’s all Falks. Live Long And Prosper !

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Anse Couleuvre

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Depuis quelques jours, on se la joue plutôt cool. Une petite visite et un bon moment à la piscine, que nous avons pour nous tout seul !

Aujourd’hui, nous décidons d’aller du côté Nord Caraïbes de la Martinique pour aller voir Anse Couleuvre et en passant, les ruines d’une ancienne habitation sucrière. On arrive sans souci jusque Anse Céron où la route est belle et longe la mer depuis plusieurs kilomètres. Mais voilà, Anse Couleuvre est de l’autre côté de la grande colline verdoyante. Il nous faudra donc monter la route étroite et ensuite la redescendre. On se retrouve dans un décor de jungle, avec des lianes qui pendent. Il ne manquait que Tarzan, mais il avait du s’éclipser pour aller au cinéma.

On arrive enfin au bout de la route où pas mal de voitures sont garées, nous ne sommes donc pas les seuls à avoir eu le courage de gravir la route. On voit sur un panneau qu’une belle petite balade dans la jungle dure au minimum 1h15 (aller simple) et vu la chaleur, on se dit que simplement aller voir la plage de Anse Couleuvre à quelques centaines de mètres de notre parking, c’est très bien aussi. On aura un aperçu de la jungle, sans pour autant avoir un trop grand aperçu de ses célèbres habitantes, les matoutous falaises. Si le nom laisse présager quelque chose de mignon, il n’en est rien – en tout cas de mon point de vue – car il s’agit en fait de mygales avec le dos bleu. J’adore énormément le bleu, mais beaucoup moins les araignées…

On prend donc le chemin facile, même s’il faut traverser sur les rochers un petit ruisseau dont la profondeur ne dépasse pas les 10 centimètres et nous suivons bien le sentier. Après quelques mètres, nous nous retrouvons face aux ruines d’une ancienne habitation sucrière et la nature a déjà bien repris ses droits. On croise plein de touristes – oui les photos sont trompeuses, j’aime qu’il n’y ai que le paysage et pas trop d’illustres inconnus sur celles-ci – et 2 petits lézards qui se promènent sur un tronc d’arbre.

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On arrive enfin à la plage, dégoulinants ! Non pas qu’on ait vraiment chaud parce qu’il y avait de l’air, mais il faisait tellement humide que l’on transpirait. La plage est magnifique et elle parait encore sauvage. On comprend que les colons y ait débarqué pour fonder leur foyer, car quand on vient de la mer, on ne peut se douter de l’énorme densité de la jungle et des gorges qui s’y cachent.

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Après quelques photos, on retourne tranquillement à la voiture, direction la distillerie Neisson. Comparée aux autres distillerie, il n’y a vraiment rien à voir, elle ne fonctionnait pas et les explications étaient plus que rudimentaires. Vu l’heure, on décide alors de rentrer à l’hôtel car on a encore un peu plus d’une heure de route (même si on n’a que 50 kilomètres à parcourir) et on se doute que la piscine, seule, au soleil, nous attend.

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Par Trois Rivières et non quatre chemins

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Aujourd’hui, nous prenons place à l’intérieur pour notre petit déj’ car le ciel est bleu d’un côté, mais la nuée tropicale est menaçante de l’autre côté. On dirait qu’un nuage s’approche et va engloutir l’île. Pendant plusieurs minutes, il pleut des cordes et le vent se déchaîne. Après cet humide interlude, le soleil et le ciel bleu reprennent leurs droits.

Nous partons pour l’ancienne distillerie de Trois Rivières (maintenant, ceux-ci font ça à Rivière Pilote, à La Mauny) où l’on peut faire une petite visite et y découvrir la boutique. Par rapport à la visite de Saint James, qui était forcément en mode « VIP », nous sommes un peu déçus car notre guide en connaît moins sur le rhum que mon beau rhumantique et on a fait le tour de ce qu’il y avait à voir beaucoup plus vite. Par contre, il n’y a pas à dire, ils ont un packaging fantastique avec leur beau bleu turquoise et je suis aux anges de voir une société qui a un code et qui le respecte. Tout est bien assorti, coordonné et c’est très joli à voir. Ils y vendent même des transats, poufs et un parasol, avec leur logo et évidement, dans leur bleu qui me plaît tant. Malheureusement, ceux-ci ne rentrent pas dans la valise (j’aurai aimé avoir la valise de Mary Poppins ou le sac à main d’Hermione, mais je ne suis qu’une simple moldue).

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Après quelques achats, notamment pour moi avec un paréo bleu – ça vous étonne tant que ça ? Non, c’est bien ce qu’il me semblait – nous nous dirigeons vers Anse Dufour. La plage de cette Anse est sur les caraïbes et si les couleurs sont aussi magnifiques que pour le côté Atlantique, la profondeur, elle, est tout autre. Après une avancée d’à peine 2-3 mètres, nous nous retrouvons avec seulement la tête qui dépasse de l’eau, c’est assez impression après ce qu’on avait connu. L’eau est limpide, on y voit des petits poissons, des tortues,  mais aussi des crabes. D’ailleurs l’un d’eux à presque élu résidence sur notre essuie de plage, mais heureusement, ils ont peur de l’Homme et vont vite se cacher. Et quand on voit la taille de leurs pinces, ça vaut mieux pour nous.

Demain, nous décidons d’y retourner, mais plus léger cette fois (mon appareil photo restera pour une fois à l’hôtel) et de pousser une pointe sur Anse Noire.