Aujourd’hui, notre journée était réservée chez Fleurd’O pour faire une balade éco-touristique en Kayak. Le réveil sonne à l’heure habituelle : 7h00 pour que l’on soit aux environs de 7h30 en terrasse pour le p’tit déj’. Comme d’habitude, nous sommes servis de thé, jus frais maison, croissants, œufs et autres fruits en salade bien rafraîchissante. Parce que oui, en Martinique, on a déjà besoin de quelque chose de rafraîchissant à 7h30 du matin. Et non, ça ne doit pas forcément être du rhum, même si les Martiniquais en dégustent à toute heure de la journée.
Après avoir rempli nos estomacs, nous voilà direction « Pointe Chaudière » pour notre balade en mer. Si lorsqu’on suit les départementales, tout va bien, dès qu’on emprunte des routes plus près de la mer, il faut s’accrocher. Ce n’était pas bien pentu, mais vraiment plein de cailloux. Par déduction, on s’est dit qu’ils ne mettaient pas d’asphalte partout pour éviter les inondations en cas de forte pluies. Ça permet ainsi à la terre asséchée d’absorber plus facilement l’eau. Après, ce ne sont peut-être que nos esprits rhumanesques qui s’imaginent ça…
Nous voilà maintenant garé au bord de l’eau (à 5m), parce que oui, en Martinique, les routes peuvent vraiment longer la mer… Et quand je dis « longer », ça veut dire qu’on peut rouler à 1 m de celle-ci. Ce qui est assez impressionnant, mais on voit que c’est quelque chose de normal ici.
Gérald, notre guide pour la journée nous donne nos instructions – à savoir comment pagayer – et nos consignes de sécurité et nous voilà partis en pleine mer sur nos kayaks transparents. C’est vraiment impressionnant car on voit super bien ce qu’il y a en dessous de nous tellement l’eau est limpide. On navigue ainsi au-dessus d’algues, d’herbiers, et de corail pour finalement faire une pause sur un fond blanc. Celui-ci, contrairement à celui de la baignoire de Joséphine, s’est formé naturellement avec le corail et les algues qui accumulent le sable et fait qu’on peut ainsi se retrouvé debout, avec de l’eau jusqu’aux genoux en plein milieu de la mer. On y voit des oursins et un jeune lambi (coquillage).
Pour continuer, non pas toutes voiles dehors mais toutes pagaies en mer, nous nous dirigeons vers une mangrove, sorte de petite ile devant l’ile. Celle-ci s’avère très utile pour la biodiversité, mais aussi en cas de tsunami, elle permet de freiner grandement les vagues. Nous nous y arrêtons pour manger typiquement créole avec notamment, des accras de morue et crevettes ainsi que des délicieux beignets de bananes.
Nous reprenons ensuite la route, avec une mer bien plus agitée cette fois puisqu’il faut faire attention de ne pas trop prendre l’eau avec le kayak. Heureusement, Gérald n’est pas loin avec son petit bateau de pêcheur et se tient prêt à intervenir en cas de besoin – Gérald est également secouriste en mer. Nous arrivons à gérer cette mer quelque peu rebelle pour de nouveau nous retrouver sur les fonds blancs pour déguster notre dessert : ananas en tranche, très sucré ! C’est quand même autre chose que ceux des conserves de chez nous.
La balade en mer se termine et nous rejoignons maintenant le rivage où il est temps de rendre notre fidèle kayak transparent. Nous demandons également conseil à notre guide sur quelques restaurants locaux parce que par ici, contre toute attente, on trouve beaucoup de pizzeria. Tout le monde sait que j’adore les pizzas, mais aller en Martinique pour en manger, c’est un peu dommage. Nous voilà donc avec une petite liste de restaurants locaux, dont un qu’on avait déjà testé – et approuvé – hier.
Maintenant, pour nous remettre de tous ces efforts physiques, nous prenons tranquillement un petit punch coco. Et je suis sûr que mon cher et tendre Mister K a déjà hâte d’être demain pour visiter la distillerie Saint James.


